Tout le pratique, y compris ce qu'on préfère taire
Rejoindre la ville depuis l'aéroport, circuler sans se faire avoir, et quand venir, ou surtout pas.
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Chiang Mai est une ville facile où débarquer. Elle est petite, l'aéroport est presque en ville, et rien n'y est intimidant pour un premier voyage en Asie. La seule décision qui change vraiment un séjour, c'est la période, et c'est donc par là qu'on commence.
Quand venir, et la saison dont personne ne parle
De la mi-février jusqu'en avril environ, parfois mai, les brûlis agricoles, les feux de forêt et la fumée venue de toute la région stagnent dans la cuvette où se trouve Chiang Mai. Les mauvaises semaines, la ville a occupé la première place du classement en direct d'IQAir des villes les plus polluées du monde. Le Doi Suthep disparaît, les couchers de soleil prennent une teinte orange étrange, et les asthmatiques passent un moment franchement désagréable.
À peu près aucun site de voyage ne met ça en avant, parce que mars est bon marché et facile à vendre. Nous, nous ne réserverions simplement pas Chiang Mai en mars. Si vos dates sont figées et que c'est mars, venez quand même, gardez un bon masque dans le sac, consultez une appli d'indice de qualité de l'air chaque matin et organisez les journées en extérieur en conséquence, mais partez en le sachant.
Le reste du calendrier est sans surprise.
Novembre – février
Frais, sec, plutôt dégagé, même si l'air peut commencer à se charger dès la mi-février. 15–30 °C, assez froid à l'aube sur le Doi Inthanon pour vouloir une veste. Les meilleurs mois, et les plus fréquentés et les plus chers.
Mars – avril
Chaud et enfumé. 35–40 °C. Saison des brûlis, souvent jusqu'en avril, parfois mai. Songkran, du 13 au 15 avril, mérite qu'on s'organise autour, mais ce n'est pas une parenthèse d'air sain.
Mai
Chaud, les premiers orages arrivent, le paysage reverdit. Sous-estimé.
Juin – octobre
Saison verte. Grosse pluie la plupart des après-midi, rarement toute la journée. Cascades à plein débit, rizières au plus photogénique, moitié moins de monde et des prix bien plus bas.
Loy Krathong et Yi Peng tombent ensemble à la pleine lune du douzième mois lunaire, en novembre. Les krathongs partent sur la rivière, les lanternes illuminent les temples, et la ville entière s'arrête. C'est la plus belle chose qui arrive à Chiang Mai, et les hôtels se remplissent bien à l'avance. Les lâchers de lanternes en masse, sur les sites payants hors de la ville, sont un événement à part, cher et beaucoup plus mis en scène que ce qui se passe dans la ville elle-même.
Songkran, du 13 au 15 avril, est le nouvel an thaï, et à Chiang Mai c'est une bataille d'eau de trois jours de réputation nationale, centrée sur les douves. Rien de normal ne s'y déroule. Soit vous venez pour ça délibérément, soit vous évitez les dates.
La fête des fleurs occupe le premier week-end de février, avec des chars et les compositions du parc Suan Buak Hat.
L'aéroport international de Chiang Mai (CNX) est à quatre kilomètres environ de la vieille ville, soit dix à vingt minutes selon la circulation, l'un des trajets aéroport les plus courts de toutes les grandes villes.
Grab et Bolt fonctionnent bien tous les deux et restent le plus simple : commandez depuis l'appli à l'intérieur du terminal et rejoignez le point de prise en charge signalé. Comptez environ 120 à 200 bahts jusqu'au centre. Le comptoir officiel de taxis à l'arrivée propose un prix fixe légèrement supérieur, parfaitement honnête.
Il existe une station de songthaews rouges devant les arrivées et un bus public, mais avec une valise et une première arrivée, l'appli vaut les quelques bahts de plus.
Le vrai transport public de la ville : des pick-up aménagés avec deux banquettes à l'arrière, sans ligne ni horaire. On en hèle un, on annonce sa destination par la vitre passager, et si le chauffeur acquiesce, on monte derrière et on paie en descendant. Il chargera d'autres passagers allant à peu près dans la même direction. Fixez le prix avant de monter si vous allez quelque part d'inhabituel ou hors du centre : un court trajet dans les douves tourne autour de trente à cinquante bahts par personne, et un tarif à deux cents signifie qu'il a décidé que vous privatisiez le véhicule.
Grab et Bolt
Prix fixé dans l'appli
Les deux couvrent toute la ville. Le prix est arrêté avant que vous acceptiez, ce qui supprime toute négociation, et les voitures sont en général de quatre à huit minutes. Un peu plus cher qu'un songthaew à une personne, moins cher à trois. C'est ce qu'utilisent la plupart des résidents une fois la nuit tombée.
Tuk-tuk
Négocier, toujours
Plus rapide qu'un songthaew, plus bruyant, et tarifé selon ce que le chauffeur pense que vous paierez. Très bien pour un court trajet si vous aimez ça ; mettez-vous d'accord sur le chiffre avant de vous asseoir. Il n'y a pas de compteur, et il n'y en a jamais eu.
Scooter
200–300 bahts par jour
Le moyen de voir la campagne, et une vraie décision plutôt qu'une formalité. Il vous faut légalement un permis couvrant les deux-roues et un permis de conduire international ; les contrôles de police autour des douves sont routiniers, l'amende est modeste, mais le vrai sujet est l'assurance, qui refusera tout si vous n'étiez pas en règle. Le casque est obligatoire et verbalisé. Si vous n'avez jamais conduit de deux-roues, la circulation de Chiang Mai n'est pas l'endroit pour apprendre.
À pied
Dans la vieille ville uniquement
Le carré des douves fait environ un kilomètre et demi de côté et les temples qu'il contient se visitent le mieux à pied. Au-delà, les trottoirs sont aléatoires, l'ombre est rare, et à partir de mars la chaleur fait d'une marche de deux kilomètres une très mauvaise idée.
L'argent
La monnaie est le baht thaïlandais. Les distributeurs thaïlandais prélèvent des frais fixes d'environ 220 bahts par retrait sur une carte étrangère, en plus de ce que prend votre banque : retirez de grosses sommes rarement plutôt que de petites souvent. Refusez toujours la conversion dans votre monnaie proposée par la machine : c'est là que se cache le mauvais taux.
La carte passe dans les hôtels, les centres commerciaux, les chaînes de restaurants et la plupart des cafés. Elle ne passe pas sur les marchés, aux échoppes de street food, dans les songthaews, dans les petites guesthouses ni dans les troncs des temples, c'est-à-dire dans l'essentiel de ce qui fait l'intérêt de Chiang Mai. Ayez du liquide, et des petites coupures.
Le pourboire n'est ni attendu ni systématique. Arrondir une addition ou laisser vingt ou cinquante bahts à un bon guide est normal et apprécié ; les dix pour cent de règle ne sont pas un usage thaï.
Téléphone et internet
AIS, TrueMove et dtac vendent des SIM touristiques à l'aéroport, pour 300 à 600 bahts environ, avec de la data généreuse sur sept à trente jours. L'installation prend cinq minutes au comptoir et ils insèrent la carte pour vous. Une eSIM achetée avant le départ est aujourd'hui tout aussi valable, souvent moins chère.
Le wifi est excellent et partout. L'économie du travail à distance de Chiang Mai existe parce que la connexion est réellement bonne, dans les cafés autant que dans les hôtels.
Entrée, santé et petits caractères
De nombreuses nationalités, dont la plupart des pays européens, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l'Australie, entrent actuellement en Thaïlande sans visa pour un séjour allant jusqu'à soixante jours. Cette règle a changé deux fois ces dernières années et peut encore changer : vérifiez les recommandations officielles de votre pays et le site de l'e-visa thaïlandais dans le mois qui précède le départ, pas dans le mois qui suit la réservation.
Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée. La dengue circule toute l'année et progresse en saison des pluies : du répulsif le soir est raisonnable. Ne buvez pas l'eau du robinet ; tout le monde ici boit de l'eau en bouteille ou filtrée, et la glace des restaurants est produite industriellement, donc sans risque.
Chiang Mai Ram et Bangkok Hospital Chiang Mai sont des établissements privés, rapides, anglophones et habitués aux voyageurs. Prenez une assurance qui couvre la conduite d'un deux-roues si vous comptez en louer un : les contrats standard ne la couvrent pas.
Une note sur les prix de ce site
Tout ce qui précède est donné en fourchettes et arrondi volontairement. Les tarifs, les frais et les entrées bougent en Thaïlande, et un site qui affiche un chiffre exact vieux de deux ans vaut moins qu'un site qui assume la fourchette. Quand nous ne connaissons pas un prix à jour, nous le disons plutôt que de l'inventer.
Près de trois cents temples dans la ville, plus d'une trentaine rien qu'à l'intérieur des remparts. Personne ne les voit tous, et personne ne devrait essayer. Voici les neuf qui méritent une place dans un court séjour, dans l'ordre où nous les verrions.
Chiang Mai est petite, mais elle ne se traverse pas à pied. Choisissez le mauvais côté de la ville et vous passerez la semaine à l'arrière d'un pick-up rouge. Voici ce que vaut réellement chaque quartier.
Tous les camps autour de Chiang Mai se disent aujourd'hui sanctuaires. Le mot, à lui seul, dit peu de chose. Voici ce qu'il faut regarder à la place, ce que votre argent paie vraiment, et ce que personne qui vous vend une journée ne peut honnêtement promettre.
Le Doi Inthanon mérite une journée de novembre à mai, pour la crête, pas pour le sommet. En dehors de cette période, nous passerions cette journée ailleurs.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour visiter Chiang Mai ?
De novembre à février : sec, dégagé, entre quinze et trente degrés. C'est aussi la haute saison, donc réservez tôt, en particulier autour de Loy Krathong en novembre.
Qu'est-ce que la saison des brûlis à Chiang Mai ?
De la mi-février jusqu'en avril environ, parfois mai, quand les brûlis agricoles, les feux de forêt et la fumée venue de toute la région remplissent la cuvette. Sur cette période, Chiang Mai a par moments occupé la première place du classement en direct d'IQAir des villes les plus polluées du monde. Si vous pouvez choisir vos dates, choisissez-en d'autres.
Comment rejoindre la ville depuis l'aéroport de Chiang Mai ?
L'aéroport est à environ quatre kilomètres, dix à vingt minutes. Grab ou Bolt depuis l'appli est le plus simple, pour 120 à 200 bahts environ ; le comptoir officiel de taxis à l'arrivée propose un prix fixe un peu supérieur.
Comment fonctionnent les songthaews à Chiang Mai ?
On hèle un pick-up rouge, on annonce sa destination par la vitre, et on monte à l'arrière si le chauffeur accepte. On paie en descendant, en général trente à cinquante bahts par personne dans la ville. Fixez le prix d'abord pour tout trajet inhabituel ou hors du centre.
Peut-on payer par carte à Chiang Mai ou faut-il du liquide ?
Les deux. La carte passe dans les hôtels, les centres commerciaux et la plupart des cafés ; les marchés, la street food, les songthaews et les petites guesthouses sont en espèces uniquement. Les distributeurs thaïlandais ajoutent des frais fixes d'environ 220 bahts par retrait sur carte étrangère : retirez plus, moins souvent.
Faut-il un visa pour la Thaïlande ?
De nombreuses nationalités entrent actuellement sans visa pour soixante jours, mais la règle a changé deux fois ces dernières années. Vérifiez les recommandations officielles de votre pays dans le mois qui précède le départ, plutôt que de vous fier à un site de voyage, celui-ci compris.