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Visites guidées des temples
Visites guidées des temples, des balades dans la vieille ville au Doi Suthep et aux journées complètes.
Vieille ville, Chiang Mai
Fondé vers 1345, le temple a depuis été réparé et rebâti bâtiment par bâtiment. On voit d'abord l'or ; ce qui mérite la visite se trouve plus loin.
Notre avis : oui, à condition de garder l'essentiel de votre temps pour le petit Wihan Lai Kham, au sud du chedi, la grande tour dorée du centre. C'est ce bâtiment qu'on vient voir. Le billet s'achète en haut des marches du Wihan Luang, le grand bâtiment face à l'entrée.
Vérifié sur place le 22 octobre 2026.
Le billet, en détail. À l'entrée, un panneau demande aux visiteurs étrangers d'acheter un billet avant d'entrer dans « toute la zone » et annonce une amende de 2 000 bahts. Le jour de notre visite, le billet acheté au Wihan Luang valait pour le reste de l'enceinte. Nous n'avons pas vu où il est contrôlé ensuite : gardez-le sur vous.
Dans les bâtiments, asseyez-vous les pieds repliés derrière vous, jamais tournés vers un bouddha. Mieux vaut éviter le flash dans le Wihan Lai Kham : ses peintures datent du XIXe siècle. Demandez avant de photographier quelqu'un qui prie.
Le temple a été fondé vers 1345.
Un temple thaï n'est pas un bâtiment, c'est un lieu : on y répare et on y reconstruit les édifices tant que les fidèles financent les travaux. À Wat Phra Singh, la date de fondation est rattachée au chedi, la tour reliquaire du centre : les chroniques situent sa première construction vers 1345. Tels qu'ils se présentent aujourd'hui, le Wihan Lai Kham et le Wihan Luang, que la plupart des visiteurs viennent voir, sont postérieurs de plus de quatre siècles.
vers 1345
fondé il y a environ 680 ans, selon les chroniques
Selon les chroniques, un chedi fut élevé ici vers 1345 pour abriter les cendres du roi Kham Fu, souverain du Lanna, l'ancien royaume du Nord dont Chiang Mai était la capitale ; les bâtiments sont venus après. Ce que l'on voit aujourd'hui est un revêtement doré ; aucune des sources consultées ne dit ce qui subsiste du premier chedi à l'intérieur.
Date transmise par les chroniques
début du XIXe
environ 200 ans
Le bâtiment actuel date du début du XIXe siècle. Chiang Mai, restée presque vide une vingtaine d'années, a été repeuplée en 1796 ; l'édifice remonte aux décennies qui ont suivi. Les sources ne s'accordent pas sur les années exactes ; l'une donne 1815 à 1821.
Les sources divergent
1924–1925
environ 100 ans
Reconstruit en béton armé sous la conduite du moine Khruba Siwichai, à la place d'un bâtiment plus ancien. Le plus grand bâtiment du temple est le plus récent des trois datés ici.
Chantier daté
Deux bâtiments sont volontairement absents de cette frise. Pour l'ubosot (la salle d'ordination) et le Ho Trai (la bibliothèque), les sources consultées donnent des dates éloignées d'environ trois siècles : nous ne les datons pas.
Les arrêts suivent l'ordre de marche depuis l'entrée principale, côté est, et le parcours finit près de cette entrée. Le plan est un croquis sans échelle. Les chiffres désignent les cinq arrêts ; les lettres, deux détours facultatifs dessinés en pointillé.
Sur les photos annotées, touchez ou cliquez sur un numéro, ou lisez la liste placée sous chaque photo.
Le grand bâtiment face à l'entrée principale (wihan : salle de réunion des fidèles ; luang : grand). Le billet s'achète en haut des marches.
De plus près : la rampe de l'escalier
Juste derrière le Wihan Luang, entre lui et le chedi. Sa porte principale donne au sud.
De plus près : un toit lanna
La tour reliquaire dorée, au centre de l'enceinte.
Au sud du chedi : le bâtiment bas aux toits en gradins, tourné vers l'est. Il doit son nom à son lai kham, la feuille d'or posée au pochoir sur laque rouge.
Facultatif, avant de repartir : faites le tour par l'ouest du Wihan Lai Kham. Juste à l'ouest, un petit bâtiment est gardé par deux lions blancs (B sur le plan) ; nous n'avons pas pu vérifier son nom. Un peu plus loin, au nord-ouest, se trouve le bâtiment du Bouddha couché, le Wihan Phra Phuttha Saiyat (A).
En repartant, dans l'angle nord-est, près de l'entrée.
De plus près : la bibliothèque
Trois détails à chercher en faisant le tour du temple.
Des enfants montés sur des buffles, dans une rivière
Dans les peintures du Wihan Lai Kham, parmi les scènes de la vie quotidienne des murs latéraux.
Un palais et des dragons dessinés en or sur fond rouge
Sur le mur du fond du Wihan Lai Kham, dans le pochoir d'or derrière l'autel.
Deux lions blancs qui gardent une porte
Devant le petit bâtiment situé juste à l'ouest du Wihan Lai Kham (B sur le plan).
L'image qui a donné son nom au temple est conservée dans le Wihan Lai Kham. Demandez d'où elle vient, on vous fera trois réponses. Elles ne concordent pas, et nous vous les donnons toutes les trois.
La légende. L'image aurait été fondue au Sri Lanka, puis serait arrivée dans le Nord après un long voyage de royaume en royaume.
Les chroniques. Elles situent son arrivée à Chiang Mai à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle ; selon les sources, on lit 1367, 1388, 1400 ou 1407. Le temple, qui s'appelait jusque-là Wat Li Chiang Phra, a pris le nom de l'image.
Les historiens de l'art. Pour eux, ce bronze est une œuvre lanna, très probablement réalisée dans le Nord. Selon le centre d'anthropologie Sirindhorn, sa tête a été remplacée : l'ancienne a été coupée en 1922. Deux autres images, à Bangkok et à Nakhon Si Thammarat, passent elles aussi pour le Phra Singh d'origine.
Quelle que soit la version, l'image reste au cœur de la vie de la ville. À Songkran, le Nouvel An thaï de la mi-avril, l'image sort du bâtiment le 13 avril et traverse Chiang Mai en procession ; sur son passage, on l'asperge d'eau pour l'honorer.
Les sources placent le Phra Singh au centre du mur du fond du Wihan Lai Kham, parmi plusieurs images. Lors de notre visite, nous n'avons pas pu vérifier laquelle est le Phra Singh : aucune photo de cette page n'est donc légendée comme telle.
Le bâtiment tient son nom du lai kham, « motif d'or » : de la feuille d'or appliquée au pochoir sur de la laque rouge, qui couvre ses piliers et son mur du fond. Les murs latéraux, eux, sont peints, et c'est devant eux que l'on s'arrête.
Les peintures racontent deux contes, Sang Thong (la Conque d'or) et Suwannahong (le Cygne d'or), un sur chaque mur latéral, face à face. Les sources consultées se contredisent sur la place de chacun : nous ne disons donc pas lequel est au nord, lequel au sud. Les peintures sont attribuées à deux artistes, Chek Seng et Nan Potha. D'après la base patrimoniale du centre d'anthropologie Sirindhorn, elles ont probablement été réalisées lors de la restauration du bâtiment en 1863 ; d'autres sources se contentent de les situer au XIXe siècle.
Les contes ne sont que le cadre. Autour d'eux, il y a Chiang Mai au XIXe siècle : la façon dont on s'habillait et se coiffait, des scènes de la vie quotidienne, des enfants qui montent des buffles dans une rivière. Prenez du recul pour suivre le conte, puis approchez-vous pour les visages, sans toucher et sans flash.
Une dizaine de minutes à pied vers l'est. Ici, vous avez vu du bois, de la laque et de la peinture dans un temple où la vie religieuse continue chaque jour. Là-bas, un chedi de brique brisé par un séisme au XVIe siècle, dont le sommet n'a jamais été reconstruit. Vus l'un après l'autre, ils racontent Chiang Mai mieux que chacun pris isolément.
Le Wat Chedi Luang : lire le grand chedi
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Avec un guide : la balade des temples de la vieille ville
Voir Wat Phra Singh sur la carte
Le billet, l'endroit où le payer, les panneaux de l'entrée et ce qui était ouvert viennent de notre visite du 22 octobre 2026, jour où les photos du temple qui illustrent cette page ont été prises. Distances et temps de marche sont des estimations faites sur la carte. La tenue et les usages sont les règles habituelles des temples thaïs. Les horaires publiés en ligne ne concordent pas (nous avons lu de 5 h 30 à 19 h 30, de 6 h à 18 h et de 8 h à 17 h selon les guides) : c'est pourquoi nous n'en donnons aucun. L'histoire vient des sources ci-dessous, consultées en octobre 2026 ; quand elles divergent, cette page le dit.
7 excursions
Visites guidées des temples, des balades dans la vieille ville au Doi Suthep et aux journées complètes.
Les visiteurs étrangers paient 50 bahts. Le billet s'achète en haut des marches du Wihan Luang, le grand bâtiment face à l'entrée, et vaut pour toute l'enceinte, Wihan Lai Kham compris. Tarif et fonctionnement constatés le 22 octobre 2026.
Nous n'avons pas relevé de panneau d'horaires lors de notre visite, et ceux publiés en ligne ne concordent pas. Le 22 octobre 2026, le Wihan Lai Kham était encore ouvert peu après 17 h, mais c'est le constat d'un seul jour, pas un horaire. Prévoyez une visite en journée plutôt que d'espérer trouver les bâtiments ouverts après la tombée de la nuit.
De 45 minutes à une heure pour les cinq arrêts de cette page. Si vous n'avez qu'une demi-heure, achetez le billet au Wihan Luang, puis voyez le chedi et le Wihan Lai Kham.
Épaules et genoux couverts, pour les hommes comme pour les femmes. On se déchausse à l'entrée de chaque bâtiment, pas à la porte du temple.
Wat Phra Singh pour le travail du bois et la peinture lanna, Wat Chedi Luang pour le monument. Ils sont à une dizaine de minutes à pied l'un de l'autre : une bonne raison de voir les deux.